prêtre

L'ÉQUIPE

DES

​PRÊTRES

Le curé est le pasteur propre de la paroisse qui lui est remise en exerçant sous l’autorité de l’Evêque diocésain dont il a été appelé à partager le ministère du Christ, la charge pastorale de la communauté qui lui est confiée, afin d’accomplir pour cette communauté les fonctions d’enseigner, de sanctifier et de gouverner avec la collaboration éventuelle d’autres prêtres ou de diacres, et avec l’aide apportée par des laïcs, selon le droit.

Code de Droit Canonique, art. 519

 père Pierre Dhaussy, curé

Je suis issu d’une famille de culture chrétienne mais peu pratiquante. Après avoir reçu les sacrements de l’initiation chrétienne, je me suis imperceptiblement éloigné de l’église pendant 30 ans, consacrant tout mon temps à mon travail (au sein du département de banque d’investissement d’une grande banque à Paris) et… à la course à pied qui était devenue une véritable passion en même temps, à n’en pas douter, qu’une façon de fuir mon histoire, marquée par une vie agitée mais triste, sans sens et sans fécondité.

Mon retour à l’Église s’est fait rapidement à partir de 2008. De fait, compte tenu de la crise financière qui a frappé les économies de nos pays (rappelez-vous, la crise des subprimes !) et a réduit les opportunités d’affaires, j’ai changé de métier au sein de la banque et ai rejoint les activités de contrôle interne. Ayant davantage de temps, j’ai enfin pu répondre à l’invitation que m’adressait depuis 8 ans ma sœur, avec autant d’amour que de persévérance, à venir écouter les catéchèses du Chemin Néocatéchuménal proposées chaque année dans la paroisse Notre Dame de Bonne Nouvelle à Paris. 

Cela a été pour moi un choc qui, en allumant la lumière de la foi, a littéralement bouleversé ma vie. De fait, j’étais jusque-là attiré par le christianisme comme un idéal, une belle façon de conduire sa vie. Mais, tout d’un coup, s’est imposé à mon esprit comme une évidence que le Christ n’était pas une valeur, un idéal, mais la Vérité et la Vie. J’ai alors commencé à cheminer dans une petite communauté au sein de la paroisse Notre Dame de Bonne Nouvelle puis, en janvier 2011, ai senti un appel très sérieux à suivre le Seigneur dans la prêtrise. J’ai alors pris une année sabbatique (à la demande de ma hiérarchie qui, face à mon souhait de démissionner, s’est peut-être, dans un premier temps, interrogée sur ma santé mentale !) et ai fait ma première année dans un séminaire Redemptoris Mater (séminaire du Chemin Néocatéchuménal) à Taiwan. Là, si je fus confronté à énormément de difficultés, ma vocation en sortit renforcée, ayant vécu, au sein même des épreuves que je traversais, une intensité de proximité avec le Christ dont je garde, il faut bien le dire, une certaine nostalgie.

Toutefois devant mes difficultés (entre autres !) à apprendre le chinois (j’avais à l’époque 46 ans), on m’a proposé de me transférer au séminaire Redemptoris Mater de Strasbourg où j’ai achevé ma formation. J’ai rejoint le diocèse d’Autun en janvier 2016 quand j’ai été « admis » avant d’être ordonné diacre en janvier 2017 puis prêtre en juin 2017 par Monseigneur Benoît Rivière. J’ai été nommé vicaire dans la paroisse Notre Dame des Vignes sous la responsabilité du père Jorge Marques, curé, puis lui ai succédé en août 2020 lorsque Jorge a rejoint l’Alsace, son diocèse d’origine dont il avait été détaché pendant 7 ans. Outre ma charge curiale, je suis frère et presbytre de la deuxième communauté du Chemin Néocatéchuménal à Charnay-lès-Mâcon et poursuit mon ministère dans la joie d’être prêtre, joie que ne savent entamer les épreuves parfois traversées dans l’exercice de la charge.

 père Osvaldo Segovia Gali, vicaire

Je suis né à Asunción, Paraguay. Je suis le 2ème de 3 enfants. Né dans une famille catholique pratiquante, c’est en son sein que j’ai reçu la foi. Ce sont mes parents qui m’ont toujours guidé et mis sur les pas du Christ même dans les moments les plus difficiles de ma vie, parfois même à contrecœur. J’ai passé toute mon enfance et ma jeunesse avec mes deux frères jusqu’à la mort de mon petit frère. A ce moment, je commence à m’éloigner de l’Église et à m’interroger sur le sens même de la vie et sur le Dieu que ses parents m’ont transmis. C’est à cette période-là, de rébellion, de quête du sens de la vie et d’une crise profonde que j’écoute les catéchèses initiales du Chemin Néocatéchuménal ; lors de ces catéchèses, je redécouvre Dieu, l’Église et j’entends pour la première fois l’annonce de la mort et de la résurrection du Christ, qui a vaincu toutes nos morts, en qui nous avons part à la vraie vie, la vie éternelle. C’est cette annonce, à laquelle j’ai cru, qui me met en chemin pour redécouvrir mon baptême avec une communauté de frères et de sœurs, plus ou moins de mon âge, dans ma paroisse au Paraguay .

Cette communauté du Chemin Néocatéchuménal avec laquelle j’ai commencé à cheminer, m’a été, et m’est toujours d’ailleurs, une aide précieuse pour me découvrir et pour apprendre à écouter Dieu ; c’est ainsi que j’ai pu entendre à l’âge de 17 ans, lors d’une retraite, l’appel du Seigneur à me laisser aimer en me donnant totalement dans la vie sacerdotale ministérielle. A partir de ce moment, je commence une longue période de discernement pour élucider la nature de cet appel, avec l’aide du groupe vocationnel du Séminaire Redemptoris Mater d’Asuncion sous la direction du père Ramon Lafuente et des catéchistes itinérants responsables du Chemin Néocatéchuménal au Paraguay. Cette vocation, je la garde et la défend de l’incompréhension de ma famille et de mon manque de maturité devant la grandeur de l’appel ; mes frères de communautés et mes catéchistes me soutiennent et me guident tout au long des années de discernement.

Durant cette période, je finis le lycée et j’obtiens un bac technico-professionnel en informatique ; par la suite j’entreprends mes études de graphisme et commence ses études universitaires en ingénierie des systèmes informatiques tout en travaillant dans une boite d’approvisionnement du service d’Internet dans le département de vente. Au bout de 2 ans de discernement, ces deux expériences, les études et le travail, m’ont fait murir personnellement et aussi l’appel que le Seigneur m’a adressé à être prêtre missionnaire et à rentrer dans un séminaire Redemptoris Mater ; en 2010, je participe à une retraite de niveau mondial pour candidats aux séminaires à Porto San Giorgio en Italie. C’est là que je suis destiné, par tirage au sort, au Collège Redemptoris Mater de Strasbourg. 

Dès mon arrivée à Strasbourg, je commence à étudier le français à l’intérieur de la maison. Deux ans après mon arrivée, j’entreprends des études de théologie à la faculté de Théologie Catholique de l’Université de Strasbourg ; j’obtiens mon baccalauréat canonique en 2019. Tout en continuant ma formation intellectuelle, j’ai aussi fait des expériences de mission d’abord avec la Missio ad gentes de Lons le Saunier pendant une année et ensuite avec l’équipe responsable du Chemin Néocatéchuménal aux îles des Seychelles, la Réunion et Maurice. J’ai aussi fait divers stages pastoraux d’été : dans les sanctuaires de Lourdes et de Rocamadour, dans le service aux pèlerins d’un jour et avec le Pélé VTT comme guide spirituel auprès des jeunes.

À la rentrée 2019, je poursuis ma formation pastoral au Séminaire Provincial Saint Irénée de Lyon. J'ai été d'abord ordonné diacre le 1er décembre 2019 à l'église Saint Pierre de Romanèche-Thorins et j'ai été ordonné prêtre pour le diocèse d'Autun le 28 juin 2020 par Mons. Benoît Rivière en la Cathédrale Saint Lazare d'Autun.